Carrollton by PVII

retour aux nouvelles des pays

THAILANDE

La Thaïlande développe un programme de "Foster Families", familles d'accueil pour les enfant des orphelinats et pour ceux qui seront mis en adoption afin de les sensibiliser à l'apprentissage d'une relation privilégiée au sein de la famille. Un suivi de ces familles est effectué par des assistants sociaux et une promotion de ce type d'accueil est réalisé avec beaucoup de conviction. Ces familles reçoivent une allocation d'accueil.

Les institutions  (Homes) offrent aussi une structure d'accueil (crèche de jour) pour les femmes qui travaillent. Ce qui favorisent la mise en place du lien maternel pour les femmes isolées ou défavorisées.

Un personnel nombreux et attentif est à remarquer dans les institutions.

Certains Homes sont équipés de professionnels médicaux et sociaux afin d'accueillir les enfants porteurs du virus HIV. Le travail social, affectif et médical fait pour ces enfants (les enfants atteignent parfois 8/9 ans et plus) en demande particulière est  très soigné et les dernières thérapeutiques (trithérapies) sont mises en place pour ces enfants avec une recherche sans relâche pour les accompagner au mieux des possibilités. Les problèmes de retard de développement sont traités avec un professionnalisme constant par des spécialistes.

Des pavillons spécifiques sont faits pour accueillir les enfants handicapés avec un équipement adéquat.

Les espaces créés pour les "Homes" obéissent à un plan assez répandu qui est celui d'étendues fleuries et verdoyantes (nous sommes sous les tropiques) dans lesquelles des pavillons préfabriqués accueillent les enfants dans des dimensions humaines et presque familiales. C'est effectivement une réalisation à l'échelle d'enfants privés de famille qui se retrouvent dans des locaux à dimension familiale et qui leur donnent un cadre sécurisant et bien défini. Les enfants restent dans les Homes jusqu'à 18 ans et font l'objet de recherche pour les entourer vers le professionnel, le technique ou les études supérieures ou vers un autre type d'insertion sociale.

Nous avons pu remarquer aussi un effort fait par les autorités vers l'adoption nationale encadrée.  Ce sont des filles qui sont le plus adoptées pour les mêmes raisons qu'elles sont moins abandonnées.  Ces adoptions nationales impliquent, bien sûr, un changement des habitudes culturelles. Il y a aussi à noter un certain nombre d'adoptions intra - familiales.

Les enfants illégitimes, les milieux défavorisés, les divorces restent les causes principales des abandons. Un nombre relativement important d'enfants sont trouvés dans les lieux publics, d'autres sont laissés dans les hôpitaux, d'autres sont en attente de récupération de leurs parents, d'autres sont visités plus ou moins fréquemment dans les Homes.

 Les institutions sont spécialisés, comme ceux qui accueillent les enfants porteurs du virus HIV, les enfants à besoin de stimulations psycho-motriciennes, les handicaps légers ou lourds.

Des enfants de l'extérieur viennent se mélanger avec les enfants des institutions et les enfants des institutions vont dans les écoles normales des environs .

Le DSDW et son Centre d'Adoption cherchent aussi à placer des "special needs" qui sont des enfants nettement plus âgés ou avec un handicap physique ou mental léger ou plus lourd. Les bilans médicaux sont très fiables.

Le travail pour l'adoption des enfants au Child Adoption Center se fait avec l'accord d'un Board qui intervient à plusieurs reprises dans la présentation d'un enfant. La recherche sur l'adoptabilité de l'enfant prend un certain temps suivant son histoire,ce qui est évidemment une garantie supplémentaire concernant son abandon et sa parfaite adéquation à la solution de l'adoption . Le nombre de demandes de Français en Thaïlande est plus grand (suite aux problèmes du Viêt Nam), ce qui explique aussi que la sortie des enfants pour l'adoption transnationale prend un peu plus de temps. Les garçons sont toujours les plus nombreux à être adoptés en adoption internationale. Nos relations avec les autorités évoluent dans une collaboration très étroite et une confiance parfaite. Il est même possible d'adopter pour les familles monoparentales à condition d'accepter un enfant handicapé. 

SITUATION ACTUELLE : Le Child Adoption Center dépend maintenant du Bureau of Anti-Trafficking in Women and Children sous la supervision du Department of Social Development and Welfare et leurs bureaux se retrouvent aussi au Head Office à Krung Kasem. Le Child Adoption Center a remis à niveau les longues listes d'attente concernant l'adoption internationale. Un quota de dossier par an et par association a été mis en place. Ce qui permet de gérer de manière plus paisible le temps d'attente et les possiblités d'adoption dans un pays qui est développé. Ce qui permet aussi un temps d'attente tout à fait raisonnable. Le ministère compétent a fait une projection du nombre d'enfants ne pouvant être placés en Thaïlande et donc en attente d'adoptions internationales. Les quotas sont revus chaque année en fonction des attentes des enfants en institution. Les couples avec plus d'un enfant biologique ne sont pas retenus, sauf dans le cas d'enfants à partir de 6 ans. Le Centre propose aux couples qui le demandent des enfants à particularités  qui présentent des handicaps physiques de sévères à non-sévères et qui peuvent faire l'objet d'adoption rapide. Les couples se définissent par rapport à leur limite. Les rapports médicaux, bien sûr, sont très soignés.

retour aux nouvelles des pays

CHINE

: L'évolution de l'état d'esprit des dirigeants à l'égard de l'institution s'est remarquablement modifiée ces dernières années.

En effet, un effort considérable a été mis par les responsables de l'enfance en Chine - ministère de la Justice et ministère des Affaires Civiles - afin d'alléger la pesanteur de l'institutionalisation pour les enfant abandonnés. Recherche forte de familles d'accueil avec subsides financiers pour soulager l'accueil. Gros efforts idéologiques pour l'adoption des enfants des institutions avec encouragement psychologique et matériel. Des familles rurales n'ayant plus chez eux leur enfant qui a grandi accueillent un enfant d'une institution et sont encouragés à l'adopter.

Les autorités cependant confirment l'augmentation de l'adoption nationale. Certaines institutions présentent, avec des bilans très bien faits, des enfants qui demandent une intervention médicale assez facilement réalisable en Occident : cardiopathie, orthothérapie, pied bot, bec de lièvre, etc. Aussi, hépatite B à traiter ou le plus souvent simplement à observer. Parfois de simples "taches de vin" traitables au laser. Les enfants déjà opérés sur place, suivant les moyens de chaque province, restent sur la liste des enfants à particularités. Des informations supplémentaires sont facilement accessibles. Les relations sont devenues franches et directes avec ces travailleurs sociaux.

Certaines institutions sont professionnellement équipés pour une rééducation approfondies de différents handicaps, aidés principalement par les Américains, les Canadiens et les Nordiques. Des recherches en commun sont faites entre la Chine et les universités occidentales.

Il est à remarquer l'insistance sur le principe des familles d'accueil comme mode transitoire de solution à l'institution et des demandes des responsables sont faites pour une assistance des association étrangères en ce sens.

Des programmes précis vont être mis en place dès 2007 dont le "Plan du lendemain" qui a bénéficié de fonds d'état et de l'étranger pour les enfants atteints de maladies graves ou de maladies mentales. De plus, des fonds seront aussi octroyés pour la stimulation des enfants et pour leur préparation à l'adoption.

L'adoption internationale représente pour la Chine une des possibilités de solution pour lutter contre l'institutionnalisation des enfants. Beaucoup de filles sont proposées en adoption internationale pour les raisons connues comme celles du planning familial, de l'importance d'un garçon dans une famille et de l'accueil que le fils fait traditionnellement de ses parents en âge de la retraite. Faute de moyens et s'ils veulent éviter l'hospice (souvent jouxtant l'orphelinat), les parents âgés vont être accueillis chez leur fils.

Le CCAA, "le Centre Chinois des Affaires d'Adoption", devient une entreprise très professionnelle et très organisée avec l'aide de modes de travail américain. Le rapport sur l'enfant est plus fouillé et acquiert une densité psychologique.  La vision de l'adoption est intégrée dans les bilans médicaux et sociaux. Une recherche soignée est apportée à l'évolution du concept "orphelinat". Que faire pour répondre à une certaine idée d'une société moderne avec les difficultés sociales organiques et inhérentes à un grand pays en pleine évolution ? La Chine rejoint assez rapidement les réflexions des pays industriels qui sont confrontés aux distorsions sociales dans le développement. Elle y répond avec réalisme en proposant une méthode de travail structurée pour les enfants abandonnés et "exposés" pour la plupart. Les associations étrangères reconnues par le CCAA doivent faire répondre leurs postulants à l'adoption à une série de critères protecteurs pour l'enfant et une étroite collaboration est mise en place entre les deux parties. Une indication précise du couple et de son désir vers un enfant bien défini est demandée. Le CCAA exige des adoptants une rigueur conforme à la parentalité sécurisante.

SITUATION ACTUELLE :

Le délai s'allonge actuellement. Le CCAA travaille avec environ 200 associations étrangères et fait un nombre d'adoptions internationales d'environ 12 à 14.000 par an. Comme indiqué dans notre rubrique actualité, les autorités chinoises sont passées à un encouragement précis et volontaire de l'adoption nationale. Nous attendons plus d'éléments pour nous en faire une idée plus précise. Le Centre d'adoption à Beijing a décidé aussi d'être plus exigeant concernant les demandes d'adoption et leurs critères. Une attention toute particulière sera apportée par le CCAA sur le contenu des rapports qui leur seront soumis afin d'assurer à l'enfant un accueil affectif et matériel optimal, étant donné le grand nombre de postulants à l'adoption en Chine.

retour aux nouvelles des pays

EQUATEUR

Les autorités équatoriennes ont mis en place des institutions du Département Technique de l'Adoption du Ministère du Bien-Etre Social qui sont le plus souvent dirigés par des soeurs d'ordres différents. Cependant, la liste des enfants attribuables en adoption internationale est prise en charge par le Ministère du Bien-Etre Social et l'attribution de ces enfants aux couples en attente sont du ressort uniquement de ce ministère. L'institution en charge d'un enfant abandonné fait une demande de recherche par son assistante sociale auprès du tribunal des mineurs. L'assistante sociale du tribunal fait suite à la demande et la brigade des mineurs fait ses enquêtes et ses publications. Actuellement, la directrice de l'orphelinat signe les actes d'abandon et entame la procédure d'abandon. Elle renvoie la liste des enfants adoptables au ministère en charge qui introduit les noms des enfants dans la "ronda". C'est à dire, le tour des associations reconnues par l'Equateur. Les enfants à particularités (plus grands ou avec handicaps) ne sont pas repris dans la "ronda" et font partie d'une liste à part pour certaines associations. Nous avons pu apprécier en Equateur une rigueur professionnelle appréciable apportée à toute la problématique de l'abandon. Une recherche prioritaire pour le placement de l'enfant délaissé dans une famille adoptive équatorienne avant l'adoption internationale. Cependant, dans ce pays traditionnel où les liens familiaux occupent encore une grande place, les juges ont toujours tendance à privilégier le retour dans la famille au risque d'un second échec. Nous avons pu aussi nous rendre compte de la grande valeur intellectuelle des interlocuteurs sociaux (psychologues, assistants sociaux, éducateurs, avocats) et du niveau élevé de la réflexion apportée aux mécanismes du lien familial, de l'abandon et de la restauration de l'enfant dans un autre milieu. Nous rencontrons des concepts similaires en Europe et le dialogue est aisé.  La directrice de la Protection des Mineurs nous indique la ferme volonté des autorités de promouvoir l'adoption nationale (elle se montre très intéressée par les critères d'évaluation des services d'adoption occidentaux et leur méthode de préparation), de travailler avec un nombre plus réduit d'associations étrangères et explique comment l'Equateur se met en adéquation avec la Convention de La Haye et aimerait pouvoir disposer de modèle actuel. La Holt Equateur a fait un travail excellent au niveau de création de familles d'accueil. En effet, la tradition de familles d'accueil en Equateur est peu encouragée au niveau des autorités. Les directrices des institutions nous ont confié que ces enfants placés dans des familles d'accueil ne sont pas considérés correctement et sont parfois de la main d'oeuvre non scolarisée. Ces familles n'ont pas de subsides de l'Etat. Malgré un certain manque de moyens, les enfants des institutions d'état sont entourés et respectés avec des soins précis (beaucoup d'enfants handicapés font l'objet de stimulations appropriées) et nous nous sommes entretenus avec des enfants pré-adolescents qui pouvaient s'exprimer avec clarté, émotion et maturité qui attestaient de la relation que ces enfants pouvaient entretenir avec leur entourage. Reste aussi la question, comme partout, que deviennent ces enfants hors de la protection de l'institution, une fois 16/17 ans ?   L'association Holt avec des fonds privés rémunère un nombre croissant de familles d'accueil qui sont sous sa guidance et dont les qualités d'accueil sont reconnues. Ces enfants en accueil jusqu'à environ 6 ans retourneront dans leur famille ou seront adoptés. Le juge devra prendre une décision au risque que ces enfants après 6/7 ans soient mis en institution. La Holt travaille clairement pour la désinstitutionnalisation. Ces familles d'accueil fortement sous la dominance de Holt offrent un passage de "self-esteem" pour ces enfants. L'Equateur est un petit pays dont le nombre d'enfants délaissés est plus limité que dans les autres grands pays d'Amérique latine. Tout en cherchant une solution interne à ce problème, les autorités restent prêtes à envisager l'intérêt des enfants délaissés au-delà des frontières et pour ce faire y apportent une vigilance appropriée qui parfois, hélas, retarde le placement d'un enfant. Problématique fréquente pour une réflexion de fond indispensable. L'Equateur a ratifié la convention de La H aye.

L'adoption prend sa place avec une tendance accrue d'adoption nationale comme le voudrait la responsable de la Protection des Mineurs. Il sera envisagé de travailler avec un nombre réduit d'associations étrangères dans l'avenir et de présenter aux associations pas seulement de très jeunes enfants, mais aussi des enfants plus âgés qui attendent une famille. Ces enfants sont de mieux en mieux préparés à leur nouvelle vie et les échanges entre les responsables des deux pays - origine et accueil - sont très profitables à l'amélioration de ce travail. L'éthique de l'adoption dans ce pays est parfaitement consacrée.

SITUATION ACTUELLE  : le ministère du BIENESTAR SOCIAL refait ses conventions avec les associations étrangères et demande un grand nombre de garanties. L'accent est mis sur les suivis de l'intégration de l'enfant et sur le professionnalisme du personnel des associations, ainsi que sur les réalisations de réinsertion des enfants institutionnalisés dans leur famille.

retour aux nouvelles des pays

INDE

L'Ashram à Mumbai avec lequel l'association travaille est un ancien Ashram fondé au XIX siècle et jouant le rôle actuel de Centre d'accueil officiel pour les enfants et les femmes, genre de CPAS qui intervient dans la vie de Mumbai là où il y a des ruptures comme celles de femmes en difficultés de toutes castes, de toutes religions, de toutes origines, d'enfants isolés et dans des cas de problèmes sociaux aigus. Un gros Centre en activité constante avec des enfants jusqu'à 18 ans, une école pour les petits (les autres enfants vont dans les écoles du coin), une infirmerie, un atelier pour donner du travail à de nombreuses femmes. Des demandes spontanées sont faites à l'Ashram, parfois des demandes provenant de la justice locale, de tribunaux, de la police ou d'autres Ashram, d'hôpitaux, etc. L'Ashram fonctionne dans une structure traditionnelle hiérarchisée et bureaucratique. Une efficacité qui vaut une certaine rigidité. L'Ashram fait un excellent travail aussi dans l'adoption qui représente une activité limitée dans toutes celles de l'Ashram. De plus, l'Ashram pratique l'adoption nationale à 70% environ des enfants en attente de famille. Ce Centre a d'ailleurs reçu les félicitations du CARA à New Delhi pour la recherche de familles adoptives indiennes..

 Le CARA est un Centre de recherche dans le domaine de l'adoption interne et internationale. Ce Centre contrôle, suit , régule et donne son avis sur chaque cas d'adoption en Inde. Le CARA fait des recherches régulières sur toute la problématique de l'adoption en Inde, des publications exhaustives sur le sujet, organisent des séminaires internationaux et participent aux nouvelles directives et  aux législations concernant l'adoption. Cette institution affiche une nette préférence pour la recherche appuyée et poussée de l'adoption nationale.

L'Ashram fait des demandes à l'association étrangère pour l'accueil en adoption selon les besoins et après un certain temps d'essai qu'exige le CARA pour trouver en priorité une famille indienne. Il est vrai que la mentalité en Inde a évolué et certaines familles se présentent même pour adopter une fille. Cependant, en Inde l'offre dépasse encore la demande et les enfants restent parfois plus longtemps en milieu institutionnel en attente d'adoption locale. Il est demandé à Amarna aussi de placer tous les enfants plus grands, avec quelques problèmes, ou fratrie s qui ne seront pas adoptés sur place. Lors de l'attribution de l'enfant, lorsque le couple a les rapports et photos sur l'enfant, il n'est pas rare de devoir attendre plusieurs mois (4 à 6 mois) avant de pouvoir chercher l'enfant en Belgique. La lenteur administrative, la lourdeur du processus qui passe par le CARA à New Delhi, en sont les raisons qui, par contre, assurent un travail éthique sans conteste excellent de la part des pouvoirs indiens. Il faut comprendre qu'un enfant doit d'abord être considéré comme adoptable par un tribunal de la Jeunesse, ensuite il fait l'objet de recherche de famille dans le pays par des listes du Centre ou du VCA (Voluntary Coordinating Agency). Dans le cas d'insuccès de ce côté, l'enfant est proposé par le Centre au partenaire étranger pour une adoption internationale. Le dossier de l'enfant et du couple sont alors envoyés à New Delhi pour accord du CARA qui fait son enquête et qui délivre a "No Objection Certificate" (NOC). Le cas est présenté au tribunal pour une garde légale et une dernière vérification du bien fondé de l'adoption est faite par une "Scrutiny Agency" qui pourrait paraître surperfétatoire (sic : les praticiens eux-mêmes sur place).

Le séminaire de l'INDIAN COUNCIL FOR CHILD WELFARE qui se tient régulièrement a montré une évolution très remarquable vers la solution de l'adoption pour l'enfant dans l'institution. Le ministre lui-même lors du discours inaugural a répercuté l'idée du renforcement de la recherche de désinstitutionalisation de l'enfant par l'adoption nationale et internationale. Le discours général de tous les intervenants locaux à tous les niveaux était celui de lutter contre la disparition des enfants dans les institutions (environ 40.000 enfants placés par an) pour 3000 enfants adoptés dont la moitié à l'étranger. On a pu apprécier à ce séminaire la mise en place d'accueils psycho-sociaux professionnels dans la recherche de parents indiens et un langage qui échappait à la langue de bois pour se développer dans le réalisme de l'intérêt de l'enfant au-delà de la politique, des catégories sociales, des religions et des castes. Des listes réactualisées des enfants seront mises à disposition des interlocuteurs sociaux afin de leur permettre de chercher des familles indiennes et étrangères et nous constatons que les délais sont revus à la baisse entre l'attribution de l'enfant et le moment de sa sortie. Indice encourageant. Ce qui ressort de la politique de l'enfance affichée actuellement est une conscience de l'urgence de ne point faire vieillir des enfants en institution,ce qui rejoint cette même idée dans un bon nombre de pays qui se heurtent souvent au politique !

retour aux nouvelles des pays

COLOMBIE

I.C.B.F.

  L'ICBF, (Institut du Bien Etre Familial) en Colombie n'est plus à présenter, tellement son rôle est connu et sa réputation assurée. Ce ministère social reprend à sa charge toutes les activités sociales de la société colombienne et fait appel à du personnel de très haute qualité. Ses Centres d'accueil, ses orphelinats, ses institutions, ses familles d'accueil, ses différents services répondant aux demandes de femmes, d'enfants, d'hommes, ses services juridiques qui travaillent pour toutes interventions jusqu'à chercher à récupérer la pension alimentaire pour des femmes isolées ou à intervenir dans des cas de ruptures familiales afin qu'aucune partie ne soit lésée. Cette institution a mis aussi en place des crèches accessibles aux familles défavorisées qui permettent aux femmes de travailler et d'avoir une vie familiale. Ces Centres d'accueil pour enfants plus grands prolongent le suivi des enfants qui font des études supérieures et encouragent l'insertion professionnelle. 1% des impôts des colombiens sont versés pour le fonctionnement du Bienestar Familiar. La Colombie a ratifié la convention de La H aye.

Quant à l'adoption, notre association travaille depuis de nombreuses années avec l'ICBF et a fait de nombreuses adoptions pour des fratries, des enfants plus grands et des enfants avec certains problèmes à l'aide d'un support sur place très qualifié. Les critères mis par l'CBF peuvent paraître précis et parfois rigides, mais montrent que cette institution fonctionne fortement dans l'intérêt de tous les enfants et que sa recherche se porte vers une appréciation fine d'une équivalence distribuée entre une famille en demande d'enfant et un enfant en attente de famille. Aussi, l'âge du couple est mis en concordance avec l'âge de l'enfant et si le couple a déjà des enfants biologiques, il lui sera possible d'ouvrir la fratrie vers un enfant au-delà de 5 ans. Ainsi, les tranches d'âge sont : 30/35 ans de jeunes enfants, à partir de l'approche des 40 ans, il est normal d'adopter un enfant à partir de 3/4 ans. Une fois passé nettement 40 ans, un enfant à partir de 5 ans serait proposé. C'est vrai que l'ICBF a des fratries en attente et peut assouplir ses critères, ainsi que pour les enfants à partir de 5 ans. Le délai a eu tendance à s'allonger ces dernières années: 2 ans et demi. Cependant, l'ICBF nous a garanti qu'à l'avenir pour des enfants jeunes, le délai serait de maximum 2 ans, mais que pour des enfants en fratrie ou des enfants à partir de 5 ans, les délais seraient considérablement raccourcis à moins d'un an. Il est vrai que l'adoption par l'ICBF reste un ancien et solide modèle et qu'il est à encourager, même s'il faut attendre un peu plus de temps. Le travail au sein de l'ICBF offre une garantie de haut professionnalisme, de valeurs humaines efficaces sur le terrain, de moralité et d'honnêteté sans faille. L'ICBF cherche à placer le maximum d'enfants en adoption nationale dans des familles où se pratiquent l'adoption plénière. Il y a quelques années, l'ICBF parlait de 20% à 25 % d'enfants en adoption nationale et aimerait atteindre d'autres pourcentages. Les familles d'accueil sont très recherchées mais pas assez nombreuses.

SITUATION ACTUELLE : les critères d'acceptation de l'ICBF vont peut-être s'élargir pour les questions d'âge des adoptants, mais resteront très liés à l'attente des enfants et suivant des indices familiaux et psychologiques auxquels se réfèrent l'ICBF pour décider le type d'enfants (sexe, âge, fratrie, etc) que le couple peut espérer de leur institution. Une moyenne d'âge des couples seront prise en compte. Dans le cas de fratrie de 2 ou 3 enfants, des enfants jeunes et plus âgés dans une même fratrie sont présentés aux couples en attente de ce type d'adoption.

retour aux nouvelles des pays

LOS PISINGOS

Centre privé reconnu et contrôlé par l'ICBF qui n'est pas subsidié et donc fonctionne uniquement avec des dons intérieurs et extérieurs au pays. Certains le disent de grand luxe. Effectivement, rien n'est laissé au hasard à Los Pisingos. Un bâtiment bien construit, des locaux étudiés professionnellement pour les différentes activités, un personnel très qualifié et nombreux, une méthode de travail exigeante et rigoureuse. Los Pisingos a choisi ce modèle de travail pour accueillir des femmes en difficulté à l'égard de leur grossesse et en fait une promotion claire et sans reproche. L'accueil de ces femmes livrées à leur décision dans la solitude est pris en charge par une équipe psycho-sociale très à l'écoute et qui apporte une solution attendue différemment par chacune d'elles dans une éthique publiquement affichée. Le projet de Los Pisingos est exprimé clairement pour ces femmes en détresse et elles savent qu'elles trouveront le soutien adéquat pour prendre la décision de passer leur enfant en adoption ou de le garder avec un soutien précis suivant chaque histoire. Ces femmes se retrouvent dans un foyer séparé du Centre d'accueil des enfants et vivent ensemble leur grossesse dans la confidentialité et la sécurité. Beaucoup veulent que la famille ignore leur état, d'autres sont aidées par leurs parents. Los Pisingos tentent de les réinsérer professionnellement pour certaines, de les réintégrer dans leur famille pour d'autres. Certaines apprennent quelques métiers au sein du foyer ou se scolarisent parfois sur le tard. Elles sont parfois accompagnées de leurs enfants. Elles sont dirigées vers le planning familial et parfois on leur propose des moyens plus efficaces encore afin d'éviter d'autres grossesses non désirées. L'ICBF place aussi à Los Pisingos des enfants plus grands ou fratries avec handicaps divers plus ou moins lourds .. Aussi, Los Pisingos fait des demandes aux associations étrangères afin de leur trouver une famille et parvient à placer tous ces enfants. Les bilans médicaux sont extrêmement précis. Los Pisingos fait un certain nombre d'adoptions nationales (10%).

La Casa de las Madres : le foyer d'accueil sous guidance de psychologues, d'assistantes sociales, d'animatrices et médecin est un lieu ou ces femmes expriment leur histoire particulière. Elles sont venues dans ces foyers privés car l'Etat ne peut répondre à leur attente faute de moyens. Aucun Centre de ce type n'est pris en charge par l'Etat.  Aussi, elles font une démarche libre et réfléchie. Certaines disent qu'elles ne voulaient pas avorter et préféraient faire passer leur enfant dans une famille adoptive. Los Pisingos a créé ce foyer pour répondre, bien sûr, au désir des femmes d'éviter l'avortement. Certaines viennent de milieu très défavorisés où aucune aide ne pouvait leur être apportée pour élever un enfant en tant que mère célibataire. D'autres ont vécu une grossesse après des relations forcées ou manipulées, d'autres ont un travail indispensable et le perdraient avec un enfant, d'autres encore viennent de milieux plus élevés, mais socialement ne peuvent pas garder l'enfant et décident de ne pas recourir à l'interruption de grossesse, d'autres veulent réfléchir avec des femmes qui sont dans la même situation qu'elles au sein du foyer. Ce foyer est ouvert aussi aux futurs adoptants qui désirent comprendre l'acte que font ces mères contrariées. D'autre part, ces femmes en questionnement ont initié ces rencontres de  parents adoptifs au sein du foyer, car elles veulent aussi se rassurer sur le cheminement que leur enfant fera et comprendre ce que représente l'adoption. Elles disent avoir besoin de conforter leur geste qui souvent est empreint de culpabilité. Ces rencontres sont souvent émouvantes aussi et se passent dans un climat "émotionnellement méditerranéen"... Les couples adoptifs se disent rassérénés lorsqu'ils quittent leur foyer. 

L'adoption se fait donc ici sous haute surveillance - Los Pisingos prévient très précisément les futurs adoptants des règles imposées pour l'adoption : 35 ans maximum, mariés et avec l'assurance d'une vie commune de 5 ans (même non mariés). Le délai d'attente est d'environ 1 an et le temps à passer sur place varie entre 5 et 7 semaines où le couple peut ne coexister que 10 jours au début du séjour, si besoin. La représentante de notre association se fait le relais de Los Pisingos et prend toute la procédure en charge. Elle est l'intermédiaire entre l'avocat et les adoptants qui n'ont aucun contact direct avec les avocats, ainsi le veulent Los Pisingos et les avocats. L'accueil est très confortable et les couples peuvent séjourner dans des lieux agréables et conviviaux avec l'aide de notre représentante.

LOS PISINGOS résume son travail comme suit :

"Ce que nous faisons pour le pays"

Après 30 ans d'un travail infatigable et continu, la Fondation Los Pisingos est satisfaite des programmes qui ont été lancés. Grace à ceux-ci, des centaines de Colombiens peuvent vivre honorablement et être productifs pour la société. Des programmes tels que l'adoption et la maison des mères nous ont permis de réduire la mortalité maternelle et infantile qui sont pour une bonne partie les conséquences de l'avortement auquel sont poussées les femmes et nous ont permis de donner un autre avenir à de nombreux enfants.  La Fondation Los Pisingos, par des programmes comme "Impulsar", permet à des familles de créer une micro-entreprise qui améliorera leur situation économique et leurs conditions de vie en général. Ce programme fournit une  force de travail tout en prévenant la violence et la délinquance. Il s'occupe aussi des enfants sans ressources procurant éducation et santé par la réintégration familiale et communautaire.

retour aux nouvelles des pays

MADAGASCAR

Dans l'hémisphère sud de notre planète, un centre d'accueil pour les personnes les plus marginalisées a été créé dans une relation étroite entre l'association AMARNA et le Centre situé à Antananarivo. Dix ans d'activités intenses pour l'accueil d'enfants en dépannage (une centaine) qui séjournent au Centre et pour la prise en charge d'enfants en parrainages externes pris en charge dans leur famille. Par l'enfant scolarisé et suivi, le Centre a la possibilité de remonter à la famille et aux problèmes spécifiques de la femme. Les enfants grandissant et devenant adolescents se retrouvent dans une annexe du Centre et sont encouragés de multiples façons à poursuivre le plus loin possible leurs études afin que ces futurs adultes s'insèrent dans la société active, deviennent des citoyens émancipés et répondent par leurs capacités aux besoins professionnelles et techniques d'une société en mutation.  Le Centre existe aussi pour l'accueil médical des enfants (avec une spécialisation de renutrition pour les cas de malnutrition ou de sous - nutrition) et des adultes, pour une cantine scolaire afin que les enfants étudient "le ventre plein", pour des activités sportives gratifiantes pour ces enfants, pour un atelier couture où les produits vendus viennent en aide à celles qui les confectionnent, pour un bureau multiservices dans l'idée d'une autosuffisance partielle du Centre et enfin pour la recherche diverse de solutions à apporter à chaque cas d'espèce que représentent ces femmes s'adressant au Centre. Des responsables fortement motivés et soucieux de pratiquer une éthique sans faille et un personnel fiable bien formé prennent en charge tout ce Centre agréé par les autorités malgaches et exemplairement intégré dans toute la problématique sociale de la ville. Le parrainage individuel ou collectif est encouragé de Belgique afin de créer ce réseau de soutiens entre les deux pays à travers un enfant précis avec lequel le parrain a un contact régulier par un échange de lettres ou de colis et par une brochure faite par le Centre qui donne des nouvelles générales ou ciblées.

L'adoption de certains enfants dont le désinvestissement des parents est dû aux conditions d'existence très difficiles de certaines femmes particulièrement isolées et immatures occupe une partie des activités du Centre. En effet, le ministère de la Population - service du Bien-Etre de la Famille - est en charge de l'adoption et avait mis en place une commission interministérielle qui devient l'autorité centrale au sens de la convention de La Haye que Madagascar a ratifié. En effet, Madagascar depuis longtemps s'est ingénié à entourer l'adoption d'une manière officielle et légalement rassurante. En amont, la demande d'une femme confiant son enfant en adoption doit suivre une série d'interventions notariales et judiciaires. En aval, les Centres d'accueil font l'objet d'une surveillance efficace par les autorités et un désir de travailler avec des associations étrangères professionnellement reconnues dans leur pays devient une tendance nette dans l'intérêt de l'enfant. Il est vrai que, dans ce pays, la société repose sur un fondement familiale traditionnel et que la famille joue un rôle de stabilisateur social. L'adoption y est vue comme dernière solution après tout essai de réinsertion familiale. Cependant, Madagascar est un pays dont les ressources n'arrivent pas encore à répondre au développement d'une population économiquement fragilisée. Comme dans certains autres pays, les ONG y jouent un rôle important dans l'aide à la population. Le service du Bien-Etre de la Famille dont dépendent les associations étrangères, tient à rester en harmonie avec les droits de l'Enfant et dans cette optique entoure l'adoption de précautions. Ce qui se traduit par une série de rapports et de recherches à faire concernant l'enfant, de comparutions officielles à effectuer, de documents à fournir et qui peut prolonger le temps pour l'adoptabilité de l'enfant. Dernièrement, le gouvernement vient de modifier les règles apportées à la procédure adoptive. Plus encore de clarté du côté des familles d'origine et des familles adoptantes. Les enfants adoptables viennent ainsi de milieux très précaires et sont repris en charge dans l'atmosphère de "pension de famille" qu'offre le travail du Centre. La préparation de ces enfants à leur nouvelle famille adoptive est faite avec professionnalisme et sensibilité.  

SITUATION ACTUELLE : après une crise politique en l'an 2002, les années suivantes ont été vouées à la préparation de la ratification de la convention de La Haye. Le service du Bien-Etre de la famille a un nouveau directeur dynamique qui canalise la procédure adoptive dans des limites légalisées et supervisées. Des documents plus approfondis sont demandés par les autorités administratives et judiciaires lors de la procédure adoptive. Notre Centre a été repris - suite au décès de sa directrice - par une autre responsable, ancienne fonctionnaire du ministère de la Population et diplômée nutritionniste qui présente de grandes qualités sociales et de gestionnaire. Nous attendons la reprise de l'adoption internationale d'ici peu de temps.

retour aux nouvelles des pays